Le Web 3.0

Qu'est ce que le Web 3.0 ?

Tout d'abord, nous tenons à préciser que cette appellation n'est pas une étape de l'évolution du Web avec une définition précise.
Après notre recherche d'informations, nous l'envisageons plutôt comme un buzz rassemblant des caractéristiques actuelles et futures du web.
Si on devait qualifier les différentes versions : le Web 1.0 serait statique puis dynamique, le Web 2.0 serait à la fois participatif et interactif tandis que le 3.0 s'annonce intelligent et sémantique. (article complet).

Les points de vue des grands penseurs du Web définissent de manière très générale les caractéristiques du Web 3.0.
Certains estiment qu'il sera plus axé sur les environnements graphiques, d'autres pensent qu'il sera créé pour la recherche d'informations géolocalisées, d'autres encore voient une évolution progressive et logique du contenu du Web 2.0 :

Tim Berners-Lee, père fondateur du web, a défini les grandes caractéristiques du web comme : l'universalité des liens, la standardisation des logiciels, leur disponibilité en accès libre, et la séparation entre les couches réseau et applications dans une interview donnée au magazine La Recherche et pense que la prochaine évolution majeure viendra du web sémantique.

Tim O'Reilly explique que cette nouvelle approche amènera une nouvelle ère dans le traitement de l'information sur le net : « Nous allons d’un web de documents connectés à un web de données connectées
Il voit également l'évolution du web comme : « une ère où les machines commenceront à faire des choses apparemment intelligentes.”

Didier Durand pense que cette nouvelle structuration du web « permettra bientôt de monter des sociétés sans infrastructures propres en limitant son travail au strict apport de sa valeur ajoutée spécifique, sans répliquer les bases opérationnelles déjà disponibles en tant que service et pouvant fonctionner à l’échelle du web tout entier”.

Selon Alex Iskold, le plus important pour cet environnement : « c’est la qualité des données et de leur structuration… ». On se dirigerait donc vers une conception du web de plus en plus granulaire (création de sites webs complexes à partir d'unités externalisées auprès d'autres acteurs) où les sites webs seraient plutôt des plateformes d'échange d'information.

Frédéric Cavazza, quand a lui, voit le Web 3.0 comme une montée des services innovants qui ne se limiteront plus au web (achat à partir de mashup et d'applications marchandes, paiement direct au sein du système d'exploitation…).

Même si les penseurs et acteurs du web ne tombent d'accord quant à la réalité d'une troisième version du web, beaucoup s'accordent quand même sur l'idée que l'avenir réside dans la notion de web sémantique.

Qu'est-ce que le web sémantique ?

Le Web sémantique  (« web de données ») consiste à « donner de l'intelligence aux serveurs et moteurs de recherche ». Il a pour objectif de relier les données pour un usage à la fois précis et général. En effet, un logiciel machine qui parcourt un document web ne peut pas le comprendre intelligiblement comme le ferait un être humain. Le principe du web sémantique serait donc de donner du sens (« sémantique ») au contenu des pages HTLM.

Plus concrètement, les moteurs de recherche seraient capables de donner des réponses simples et précises à des questions qui demandent actuellement plusieurs étapes de recherche, telle qu'une réservation pour les vacances par exemple.

En effet, l'accumulation constante de pages web rend les recherches de plus en plus difficile. Les machines ne se réfèreraient donc plus qu'au langage HTML des sites web mais à l'application web SaaS, qui regroupe le langage HTML et les langages XML et SQL des bases de données. Elles auraient donc de meilleures capacités de raisonnement et d'accessibilité aux contenus.

Le web sémantique peut donc traiter des documents écrits en informations formelles mais ne sait pas analyser des textes en langage naturel. Grâce aux microformats, les contenus des pages web sont réutilisés en métadonnées et peuvent donc être traités automatiquement par un logiciel.

Le web sémantique possède une « architecture en couches » qui est fondé sur le protocole HTTP, le langage XML et les URI (Uniform Resource Identifiers).
Pour faire simple, un URI doit permettre d'identifier une ressource de manière permanente, même si la ressource a été déplacée ou supprimée.Les RDF (Resource Description Framework, RDF) permettent de décrire de façon formelle des ressources web.

Pour conclure

Le web sémantique serait l'avenir du web, c'est sans compter qu'il existe déjà. En effet dans le nouveau langage HTLM5 de nouvelles balises qui permettent une meilleure lisibilité et appréhension des contenus par les logiciels ont été intégrées. Par exemple, aux balises « div » s'ajoute une description qui permet de les classifier : telle division est en fait le header, tel autre le menu de navigation etc.

Autre exemple de web sémantique : taper « université de Grenoble » dans Google, le premier lien n'est pas celui du site d'une des fac de Grenoble, mais un plan indiquant l'adresse des différents bâtiments. Le moteur Google a en fait reconnu certaines informations comme étant des adresses et il est capable de les situer sur une carte.

Grâce au langage HTML 5, le référencement est de plus en plus efficace mais aussi l'accessibilité. En effet les synthétiseurs vocaux peuvent directement reconnaitre le menu de navigation et le lire en premier à l'internaute malvoyant, même si le menu est situé en bas de la page.

Valentin et Rachel

Les outils du curateur

  1. Introduction à la curation
  2. La curation par les réseaux sociaux
  3. Curation sur la blogosphère
  4. Les signaux faibles
  5. Les outils du curateur

Il existe des outils permettant de regrouper toutes nos sources sur une seule et même page. Ils permettent de gagner du temps, et de faciliter la compréhension des informations. Ces outils sont gratuits (performance limitée) et/ou payants.

On peut en citer quelques-uns, Netvibes qui est sûrement le plus simple d’utilisation, il y a aussi Google reader qui est très complet et enfin une alternative payante et extrêmement performante Digimind.

Présentation

Netvibes et Google reader sont des agrégateurs de flux RSS. Ils réunissent tout nos flux RSS sur une seule plateforme.

Comment utiliser Netvibes, Google reader

Il faut s’inscrire sur les sites, ensuite il faut créer sa page, s’abonner à ses flux RSS, les classer dans des dossiers ou des onglets

Intérêt

Ces sites centralisent tout nos flux RSS, mails, microblogging sur une seule plateforme, ils offrent une lisibilité de nos flux qui est pratique, en un passage on voit ce qui nous intéresse. De plus on peut paramétrer nos flux, notre page, nos dossiers et/ou onglets, tout, c’est ce qui rend ces plateformes attractives et performantes.

Exemples

Liens :

Captures d'écran :

Accueil d'une page Netvibes

Une page Google Reader

Présentation

Il existe aussi des alternatives payantes, comme la société Digimind qui a créé un logiciel de veille extrêmement performant Digimind 8.5 qui utilise différents flux RSS , mots-clés, URL, des brevets, il interroge des moteurs de recherches spécialisés, il analyse toutes les informations et créer un document lisible qui récapitule toute les informations importantes.

Comment utiliser Digimind pour la veille

Digimind est un logiciel à destination professionnelle offrant de multiples fonctionnalités telles que :

  • Surveillance et Collecte : Création facilitée de flux de surveillance en 1 clic, Pack de sources sectorielles prêtes à l’emploi, Gestion agile des requêtes et mots clés, Mode expert de surveillance des sources
  • Capitalisation et partage : Sauvegarde des informations plus précise et rapide
  • Gestion de projets : Interface avancée de gestion des fiches profils
  • Analyse
  • Diffusion

Lien

Curation sur la blogosphère

  1. Introduction à la curation
  2. La curation par les réseaux sociaux
  3. Curation sur la blogosphère
  4. Les signaux faibles
  5. Les outils du curateur

Les bases de la curation

La première étape lors de toute curation est de rechercher les informations fiables, confirmées :

Informations officielles, (les rapports par exemple)  ou en provenance de web-magazines spécialisés ou de professionnels de l'information. Dans notre exemple sur la sécurité alimentaire, le curateur ira consulter dans un premier temps des sites gouvernementaux, sites spécialisés ou des communiqués de presse :

Beaucoup de ces sites de presse et web magazines possèdent un ou plusieurs blogs qu'ils alimentent régulièrement. Il est donc important de surveiller ces mines d'informations en perpétuelle évolution.

La surveillance des blogs

1,4 blogs en moyenne sont créés par seconde! La blogosphère est aujourd'hui un océan informationnel qu'on se doit de surveiller, au même titre que les organismes officiels ou professionnels. D'autant plus que de nombreux blogs se rapprochent en terme d'organisation de ce que l'on peut trouver sur des sites d'information spécialisée. Un site comme lemonde.fr abrite des dizaines de blogs!

C'est pourquoi il est indispensable lors de toute curation de surveiller les articles, tendances et rumeurs présents sur les blogs. Mais contrairement à l'information que l'on peut trouver sur des sites gouvernementaux ou de presse, les contenus présents sur la blogosphère ne sont pas contrôlés ou vérifiés. La curation est ici préférable à la veille plus traditionnelle puisque les informations doivent êtres recoupées et confirmées avant d'être validées.

Pour trier les informations de cette masse, on peut se servir de bases de données référençant les blogs selon plusieurs critères (sujet, actualisation, sérieux des articles, …) présentes dans des annuaires.

Voici quelques exemples d'annuaire référençant les blogs francophones:

Voilà un exemple de l'organisation d'un annuaire de blogs :

Il en existe des dizaines, plus ou moins proches de celui-ci. Ces annuaires et les moteurs de recherche nous permettent rapidement d'identifier les principaux blogs susceptibles de nous intéresser.

Dans notre exemple sur la sécurité alimentaire on trouve ainsi des blogs très différents abordant ce sujet :

La majeure partie des blogs est connectée aux réseaux sociaux, il est donc plus facile de recouper l'information obtenue. Dans le cadre d'une curation, il peut être également nécessaire de s'abonner aux flux RSS des blogs que l'on a sélectionné précédemment. Cette manipulation est facilitée par des logiciels et outils de curation approprié tels que netvibes, scoop.it ou pearltrees

Introduction à la curation

  1. Introduction à la curation
  2. La curation par les réseaux sociaux
  3. Curation sur la blogosphère
  4. Les signaux faibles
  5. Les outils du curateur

Qu'est ce que la curation?

Avec le développement du web, il devient de plus en plus difficile de trouver de l'information de qualité. C'est pourquoi on utilise la veille pour extraire des informations de cet océan de données. La curation est une technique de veille affinée. Un curateur trouve, regroupe, trie et partage le contenu de l'information en ligne sur un sujet spécifique. C'est une technique indispensable pour toute personne souhaitant rester à la pointe de l'actualité dans un domaine précis.

Elle s'impose donc naturellement aux professionnels, mais aussi aux bloggers et rédacteurs qui doivent se tenir aux courant de toutes les nouveautés dans leur secteur d'activité .

Contrairement au veilleur qui récupère des flots d'information non triée, le curateur va récupérer ses informations directement à la source en affinant au maximum ses techniques de sélection de l'information et en la réorganisant.

Diagramme récapitulatif de la curation :

Pourquoi faire de la curation?

Il est toujours utile de trier et de regrouper l'information au même endroit. Que ce soit pour répondre aux besoins d'une entreprise où d'une communauté ou par intérêt personnel. Nombre de bloggers ont aujourd'hui recours à la curation dans le but de faciliter la recherche des internautes. C'est le meilleur moyen de se spécialiser dans un sujet spécifique, en sélectionnant les meilleurs contenus présent sur le web, les plus appropriés.

Quels supports pour le curateur?

Le curateur se doit d'être le plus exhaustif possible. Mais il est compliqué de retrouver l'information dans l'immensité que représente le web. C'est pourquoi il doit rechercher l'information sur des supports aussi différents que les réseaux sociaux, les sites professionnels et gouvernementaux, les web-magazines ou encore les blogs et les forums.

Il dispose pour cela de logiciels de plus en plus performants qui facilite sa recherche :

Voir les outils du curateur

Présentation de quatre CMS

Un CMS (content management system) est un logiciel destiné à la gestion des documents et des contenus sur un site internet ou intranet. Il est employé pour faciliter la structuration et la rédaction du contenu pour les administrateurs (avec le mode WYSIWYG : « What you see is what you get » ou « tel écrit-tel écran » en français) mais aussi sa mise en forme en distinguant l'organisation des contenus et la conception infographique. Il permet aussi le travail collaboratif car le CMS est le plus souvent hébergé sur un serveur et accessible par un navigateur. Avec un CMS, il est aussi possible d'attribuer des permissions spécifiques aux différents contributeurs (par exemple : administrateur, éditeur, rédacteur, visiteur, etc…).

Le choix est large en matière de CMS, Wikipedia en liste plus de 200.
Nous avons choisi de vous en présenter quatre :

WordPress :

WordPress  est un CMS opensource avec DBMS (data base management system : système de gestion de base de données). A l'origine, c'est un gestionnaire de blogs mais aujourd'hui, il est devenu l'un des CMS les plus utilisés, il a d'ailleurs été vainqueur toutes catégories du concours du meilleur CMS opensource 2009. Il a été développé par une agence de développement web californienne: Automattic. Le logiciel est passé à sa version 3.2.1 en juillet 2011 (Multiformat est propulsé par WordPress).

  • WordPress est au programme de notre formation licence pro Webmestre (faire lien vers la page du site)

Il existe un version en ligne gratuite : WordPress.com permettant de publier du contenu en ligne.

Drupal

Drupal est un CMS opensource avec DBMS. Développé par Dries Buytaert en 2000, il est utilisé par de nombreux médias pour leurs websites comme the Economist, la Tribune de Genève, Mediapart, Radio France….

En 2009, lors de la Drupalcon de Paris (conférence Drupal), Dries Buytaert a estimé « qu'environ 500 000 sites utilisent Drupal. Le logiciel est téléchargé 250 000 fois par mois. 700 personnes ont apporté des améliorations à Drupal 7. 500 modules, qui sont des projets en soi, ont été développés pour compléter Drupal. »

Le 30 Aout 2011, le logiciel a été mis à jour et sa dernière version est la version 7.8.

Joomla!

Joomla! est aussi un CMS opensource avec DBSM. Né en 2005, C'est en fait un fork (crée à partir du code source) du CMS Mambo, les développeurs et la société Mambo étant en désaccord sur le libre accès au code source du logiciel. Le nom « Joomla » est la retranscription en orthographe latine d'un mot swahili qui signifie « tous ensemble ».

Depuis le 19 juillet 2011, Joomla! est disponible en version 1.7.0

Media Wiki

Différent des logiciels précédents, Media Wiki est un système de gestion de contenu  opensource conçu pour réaliser des wikis. Les wikis sont des sites collaboratifs que les utilisateurs peuvent modifier. Développé par et pour la fondation Wikimedia en 2002, c'est le système qui gère l'encyclopédie Wikipedia. Il est aussi utilisé par d'autres organisations comme Mozilla.

Sources :

Valentin et Rachel